Mensonge, conspiration.» L'acteur est monté au créneau par le biais de son homme de loi. Salman Khan n'a jusqu'à l'heure fait aucune déclaration publique.
Salman Khan n'a même pas osé sortir de chez lui, pour assister à la première de Maine Pyar Kyun Kya vendredi dernier. L'acteur s'est fait représenter par son frère, Sohail.
Salman Khan est resté terré chez lui. Il n'est sorti que pour aller à la police. Accompagné de Sohail et de son homme de loi, Dipesh Mehta, Salman Khan vêtu d'un jean et d'un t-shirt était très décontracté lorsqu'il s'est rendu au poste de police.
La police de Bombay a commencé les interrogatoires très tôt lundi matin. Elle veut en savoir plus sur la bande audio qu'une chaîne de télévision a récemment diffusée.
Si cette bande se révèle authentique, Salman Khan serait réellement membre de la mafia indienne. Cette conversation daterait de 2001.
Coopération
La chaîne n'a pas révélé comment elle s'est appropriée cette bande, ni quand elle l'a obtenue. La conversation dans son intégralité a été publiée dans la presse indienne.
«Tout est faux et fabriqué. La voix sur cette bande n'est pas celle de mon client. Si elle était vraie, pourquoi a-t-on attendu si longtemps avant de la diffuser,» a déclaré Dipesh Mehta, l'avocat de Salman Khan. «Mon client est prêt à collaborer totalement avec la police pour que la vérité puisse rapidement éclater et qu'il puisse être lavé de toute accusation,» poursuit son homme de loi.
Sur la bande audio, l'acteur aurait exigé qu'Aishwarya Rai participe à un spectacle organisé par un gangster connu sous le nom de Abu Salem. L'acteur aurait fait clairement comprendre à Aishwarya les conséquences de son refus. La voix dit : «La mafia me connaît bien. A Bombay, je suis leur homme.» Aishwarya Rai
aurait répondu : «Arrête. Tu m'énerves.» Et Salman Khan de répondre : «Tu ne sais pas à qui tu t'adresses. Tu pourrais avoir de gros ennuis. D'autres personnes plus influentes que toi sont déjà tombées.»
Un juriste a fait des déclarations qui ne feront qu'aggraver la situation de Salman Khan. «Nous connaissons tous les pratiques malhonnêtes de Salman Khan. Il a soudoyé des personnalités importantes du cinéma pour qu'elles assistent au mariage de la fille d'un gangster, Dawood Ibrahim. Il faudrait l'arrêter tout de suite, car grâce à ses accointances avec ce milieu, je ne serai pas étonné si les choses se compliquent pour lui, de le voir s'évader du pays,» confie Pramod Navalkar.
«La police va sûrement l'interroger sur les attentats à la bombe qui ont secoué notre pays en 1993. Il est dans de sales draps,» explique Navalkar.
Famille unie
Lundi, Salman Khan a été interrogé pendant trois heures. Hier l'acteur a été cuisiné pendant quatre longues heures. Rien n'a encore filtré sur ces interrogatoires. Salman Khan a fait enregistrer sa voix. Les enquêteurs prendront quelques jours avant d'authentifier la bande.
Dans tout malheur, il y a toujours quelque chose de bon. Ce drame a uni la famille Khan. “On sera toujours à ses côtés quoi qu'il arrive. On ne va jamais le laisser tomber. Il est notre bayya. Il nous a tout le temps soutenus et maintenant c'est à notre tour,” a déclaré Sohail Khan.
En 2001, les autorités avaient soumis à la justice 71 bandes audio mettant en cause plusieurs criminels, businessmen, acteurs et producteurs de Bollywood.
Le producteur Bharat Shah avait été trouvé coupable de liens bien trop étroits avec la mafia. Il a passé quinze mois derrière les barreaux. Un autre producteur et son assistant ont été condamnés respectivement à six ans de prison ferme sans sursis.
Si ces allégations se révèlent vraies, Salman Khan risque au minimum huit ans de prison